2.5 M€
Institut des Sciences de la Terre d'Orléans / Observatoire des Sciences de l'Univers en région Centre
Laboratoire Chrono-Environnement, EFF, ECOBIO, LPC2E, SRNS, Université de Neuchâtel, BioEMCo, CR BFR, Pôle National Relais Tourbières
Agence Nationale de la Recherche, CR BFC, CR région Centre
Simuler le réchauffement, analyser ses impacts sur les compartiments-clé du système et identifier des proxies de température.
Le dispositif expérimental de réchauffement in situ (tourbière de Frasne, Doubs) est constitué de 12 placettes dont 6 avec mini chambres hexagonales à toit ouvert (Open-Top Chambers « OTCs », protocole standardisé ITEX), appliqué pour la première fois en zone tempérée. Deux types de biotopes à régime hydrique contrasté ont été étudiés : haut-marais et marais de transition, plus humide. Les placettes ont été équipées de capteurs de température (air et sol) et de niveau de nappe et des dispositifs de suivi de végétation et des gaz. Quatre chambres automatiques de mesure de CO2 ont été mises au point et déployées sur le site en 2010 et 2011.
Parallèlement, des microcosmes de tourbe avec végétation ont été incubés pendant 12 mois en chambres climatiques pour y étudier l’effet d’un réchauffement de +3°C sur les interactions biotiques C-N-S. Les effets du réchauffement in situ et ex situ sur les compartiments clés (végétation, gaz, sphaignes, tourbe, micro-organismes) ont été analysés selon une approche inter-disciplinaire associant des compétences complémentaires et novatrices (écologie végétale et microbienne, écophysiologie, géochimie moléculaire et isotopique, paléo-écologie, modélisation).
Le schéma expérimental a depuis été reproduit en Pologne (Projet CLIMPEAT) et en Sibérie (Projet CliMireSiber). Le site instrumenté fait désormais partie du Service National d’Observation Tourbières labellisé par le CNRS INSU-SIC.